/ Actu Deux opératrices de l'ENIAC, le premier ordinateur américain, dans les années 1940. © Domaine public CC 1.0

Recherche makeuses désespérément…

Commentaires

  • Darweenn Cyndaria

    Le seul fait que le projet soit limité au territoire français est aussi un frein. La tech est par essence internationale, non ?

  • Clément Clarisse

    Heu Oui… mais non en fait, je m’explique:

    Identifier un problème, c’est bien, laisser des initiatives, des personnes ou des associations imposer des femmes pour promouvoir la mixité est la pire solution qui soit (si tant est qu’on puisse encore appeler ça une « solution ») et je trouve que tout le monde est prêt à tout faire pour favoriser l’impact positif et, En même temps, va varier entre douter et sentir que ça (ne) soit (pas) vraiment une façon efficace d’y parvenir.

    Quand je vois ce que Simone Giertz fait, même si elle s’est autoproclamée « reine des robots merdiques » (« queen of shitty robots » sur sa page Facebook), au moins, elle essaye.

    Et quand on voit des femmes, qui pourraient être considérées comme de vraies héroïnes des STEM, telles que Diana West de Physics Girl, Florence Porcel, Limor Fried, la visibilité qu’on leur accorde, je le déplore moi le premier, mais ça ne m’étonne plus.

    Regardez les émissions télé, E=m6 étant celle qui, je trouve, a le plus mal tourné (passer de la géologie à « comment déterminer la fraîcheur des oeufs », ça relève de la « mendicité cérébrale »).

    Quand des femmes me disent « Oh, vous savez, la science, c’est pour les garçons, tout le monde sait ça. » (parce que j’ai déjà participé à des évènements comparables), comment voulez-vous que moi, en tant qu’homme, j’arrive à convaincre qu’il y a eu/encore et aura toujours des femmes scientifiques ?

    Naturellement, je tente de défendre que la science et que, dans une moindre mesure, l’accès aux connaissances et aux expériences, n’a jamais été aussi simple, à la condition, toutefois, de savoir au moins ce qu’on cherche et comment le communiquer.

    Si on ajoute à cette pâte répugnante la disparition manifestement grandissante du droit à l’erreur, la fabrication massive d’électeurs dès 3 ans par gavage d’affirmations pour lesquelles il est également exclu de les expliquer, encore moins de les réfuter voire, pire, de les discuter « hors des cadres », et l’amoncellement de connaissances inassimilables car dénuées de toute construction logique dans le seul but idéologique d’avoir des voix qui se contentent du pré-maché « prêt-à-penser dispensé de réflexion »(alors que lorsque nos connaissances sont structurées, non seulement nous nous épanouissons, mais en plus, réfléchir n’a rien de surhumain), laissez Mariner quelques années et vous obtenez des femmes, et, dans une plus large mesure, des hommes aussi, donc des personnes qui se croient incapables d’apporter quoi que ce soit, du moins, de bon, pour qui que ce soit, autant elle-même que les autres, aussi bien en science que dans n’importe quel autre domaine.

    Or, cette « masse électorale », ce qui la rend malheureuse notamment, c’est d’en chier pour comprendre comment connecter la box par exemple, alors qu’elle a conscience, paradoxalement inconsciemment quelque part, que ça n’est pas si difficile (pour reprendre l’exemple, la 4G Box de Bouygues, on la prend en boutique, on insert la carte SIM, on branche, on saisit l’adresse MAC et la clé WPA juste en dessous et, normalement, si on a bien respecté la casse, en 5 étapes, on a du Wi-Fi haut débit).

    Pour résumer, on a une situation défavorisant à la fois les femmes et les STEM clairement relevée. On sent bien que la plupart des gens, au travers des associations, des mouvements et autres groupes militants, veulent contribuer au changement tout en ignorant qu’il aurait pu et même dû avoir lieu (Maria Montessori avait montré plus que la voie, c’était une rocade qui aurait dû sauter aux yeux de tous). Hélas, en raison de différentes causes, d’origine politique, religieuse ou anatomique (genre « tu peux pas être féministe, t’es un mec !! (Merci pour l’argument fallacieux)) entres-autres, au lieu d’avoir un ensemble coordonné efficace qui pourrait vraiment tout changer, on a des éléments de degrés d’influence divers dispersés sur toute la planète pour lesquels soit personne n’a tenté de les mettre en relation afin d’en tirer une coalition plus voyante, soit ces mouvements sont trop bornés pour comprendre qu’au-delà de leurs valeurs, idéaux et autres principes, ils agissent pour la même chose.

    Mais ça, tant que je serai le seul à faire ce genre de constat, je doute fort que mes propos dépassent ces commentaires en terme de portée sur le web (je souhaite qu’ils suscitent plus de réflexion et de débat que de buzz).

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