Ne dites plus «ville résiliente», dites «ville antifragile»

Il y a foule aux Subsistances pour débattre des villes résilientes le 25 mai. © Elsa Ferreira

Il n’y a pas que la fête dans la vie. Chaque année depuis 2011, le forum European Lab se tient en parallèle du festival de musique électronique Nuits sonores, à Lyon. Jeudi 25 et vendredi 26 mai, alors que le festival fête ses quinze ans, l’association organisatrice Arty Farty met le cap sur la ville résiliente, aux Subsistances.

A la tribune pour parler de ville ouverte et coconstruite, Emile Hooge, du cabinet de prospective Nova7, nous enjoint d’ailleurs à ne plus dire « ville résiliente » mais ville « antifragile » : « Comme dans le mythe de l’hydre de la mythologie grecque, on lui coupe une tête, il lui en pousse deux », illustre-t-il. Avec Justyna Swat, cofondatrice de la POC21 et de Wikihouse, il discute de l’intégration du prototypage dans les institutions et les collectivités publiques comme dans les entreprises, et des grandes initiatives comme la Fab City Grand Paris.

« Le temps de l’urbanisme imposé est terminé, conclut Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier. Il faut désormais construire la ville avec ses habitants. » Il donne en exemple le programme qui redonne vie aux friches de la SCNF, notamment par la culture. D’ailleurs, le prochain événement en rapport avec la ville auquel contribue SNCF Immobilier, à Paris, est organisé par le collectif MU : Métamines #1, « Augmenter la ville » se déroulera le 9 juin (le medialab de Makery y est associé, on y reviendra).

Aux Subsistances, cet « échauffement pour OuiShare Fest », septième du cru, avait aussi pour objet de faire remonter les solutions locales avant le grand rassemblement parisien qui se tiendra du 5 au 7 juillet à Paris.

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