L’éducation et ses petits tracas au Fablab Festival

Le barcamp Fablab et pédagogie coanimé par Vivien Roussel de Codev. © Carine Claude

#Fablab Festival. Des discussions, des accords, mais aussi quelques passes d’armes. Si l’éducation s’est invitée dans une majorité de débats au cours du Fablab Festival, elle n’en demeure pas moins un sujet épineux pour les makers. Modalités de coopération avec le monde académique et définition des objectifs pédagogiques des labs sont encore loin de faire l’unanimité. C’est en tout cas ce qui ressort du barcamp « Pédagogie, quels modèles pour quels effets ? » organisé en ouverture du festival jeudi 11 mai et de la table ronde « Apprendre demain », qui, malgré une certaine pagaille technique, a réussi à donner la parole en visioconférence à François Taddei, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) et coauteur d’un rapport sur l’innovation dans l’apprentissage qui vient d’être remis au ministère de l’Education nationale.

Un barcamp pour cerner les pédagogies innovantes

Pour la trentaine de participants du barcamp animé par Kerry Gamon d’Artilect et Vivien Roussel, ingénieur pédagogique et fabmanager de Codev, la question de l’ouverture des fablabs, et en particulier des fablabs universitaires réputés plus fermés, a rapidement phagocyté les échanges au détriment du débat sur les méthodes pédagogiques testées dans les labs et de leurs (bons) résultats. Plus fédératrice, l’idée d’un passeport de compétences ou d’un système d’open badges permettant de naviguer de fablab en fablab fait son chemin. Une mission dont le Réseau français des fablabs (RFFLabs) pourrait bien hériter.

Une convention entre le RFFLabs et le réseau Canopé

Bonne nouvelle confirmée lors de la table ronde « Apprendre demain » et ce, malgré quelques vives prises de parole sur le rapport Taddei et l’évaluation des compétences dans les fablabs : une convention a été établie entre le RFFLabs et le réseau Canopé, ancien Centre national de documentation pédagogique et éditeur du ministère de l’Education nationale. Les modalités sont encore à définir, mais cette coopération permettrait de monter des « actions éducatives coordonnées ». Encore un peu flou, mais si le cadre est là, le contenu suivra, d’après les représentants des deux réseaux présents lors de cette table ronde montée par l’équipe du fablab Fabulis, pionnière en matière d’inclusion inversée avec des élèves en situation de handicap.

Système D: grâce à l’équipe de Fabulis, on a pu voir (et entendre) François Taddei à distance. © Carine Claude

Encore plus de Mooc et de DU

Côté annonces au Fablab Festival, le fablab de l’IUT du Puy-en-Velay en Auvergne va lancer une formation « maker » pour la rentrée prochaine, un cursus de 400 heures de formation accessible aux bac+2. Baptiste Gaultier, de l’Institut Mines Telecom, qui animait un atelier sur l’art de faire des Mooc (Massive open online courses) quand on est une grande école d’ingénieurs, présentait son petit dernier, « S’initier à la fabrication numérique », une formation dont Makery est partenaire et qui démarre le 23 mai.

Le Framapad du barcamp Fablab et pédagogie

Le rapport complet de François Taddei