Nicolas Bard dans ses ateliers à ICI Montreuil. © Carine Claude

Nicolas Bard: «Paris cité des makers, un manque de respect total»

Commentaires

  • Benoit Lips

    +1

  • MathGon

    Maker Faire, French Tech et maintenant Cité des Makers. Ça commence à faire beaucoup de bouzins qui ne Make pas grand chose!

  • Thomas Florentin

    Vouloir faire , savoir faire ….

  • C’est facile d’arriver après la bataille et de dénigrer le travail accompli.
    Maker Faire a l’immense mérite de faire parler du mouvement Maker dans le monde. Les fablabs n’ont jamais été aussi populaires que depuis la Maker Faire Paris en 2014.
    Si vous n’êtes pas contents, bougez vous.

  • Thomas Florentin

    je ne dénigre pas , mais j ai l’impression que dans ce concept , on met la charrue avant les boeufs , les fab labs investissent enormément dans des machines , du matériel , très lourd a amortir ,
    et peinent a rentabiliser ,peut etre par manque de connaissance et de savoir faire … Disons que c’est flou pour moi

    • ICI Montreuil étant l’équivalent de Techshop (d’où, sans aucun doute, la colère de Mr Bard 😉 )…
      Les fablabs vont devenir de plus en plus visibles avec cette initiative, qui leur permettra d’attirer un public plus divers, et donc de mieux rentabiliser leurs machines.
      N’oublions pas, aussi, que la Maker Faire, pour les makers, est ** gratuite ** . Je connais peu d’évènements qui permettent à leur écosystème de venir se montrer sans même payer une cacahuète. Alors, Maker Faire = business, ça se discute. Les évènements business pour l’impression 3D existent, et ne ressemblent à rien aux MF : Inside 3D Printing, 3D Print Show…

      • Thomas Florentin

        mais quel est le but de ces ateliers ? créer des objets , inventer des choses ?
        Si l on part d’une idée , d’un dessin , … pour réaliser , concrétiser ce projet , il y a des artisans qui ont le savoir faire ?

        • Mettre à la dispositions des personnes souhaitant « créer » (des objets, une entreprise – généralement, des passionnés, des personnes souhaitant faire un premier prototype ou bien une petite série) à la fois des machines (découpe laser, impression 3D, mais aussi des machines outils parfois plus traditionnelles, et tout l’attirail pour bricoler, souder, faire de l’électronique), mais aussi des conseils (formations, personnes sur place).

          Il existe des ateliers associatifs, ou les machines sont achetées et gérées en commun, via une cotisation annuelle, d’autres ou l’on paye à l’heure, à la formation… pour tous les goûts, tous les types de projets, tous les budgets, des ateliers internes à certaines entreprises, partagés entre divers laboratoires… C’est un paysage très varié, très fragmenté, et par essence très local.

          • Thomas Florentin

            ok ,appelons cela des ateliers d’initiation alors ?

          • Justement, l’intérêt est d’apprendre les compétences à la fois de l’architecte d’intérieur « comment modéliser mon meuble en 3D, et voir s’il ne se casse pas la figure », puis ensuite de l’ébéniste « comment avec ma découpeuse et ma scie circulaire j’assemble mon meuble ».
            La visée n’est pas de remplacer ces deux métiers (qui apportent bien plus que de savoir faire un plan de fabrication de meuble, soyons clairs), mais d’avoir le plaisir de créer des choses soi-même.

  • Je comprend complètement le désaccord de Nicolas Bard.

    Si les « politiciens » de Paris (ou du grand paris) souhaitent développer les maker spaces, ce qui est effectivement un bon objectif, la première chose à faire est d »interroger ceux qui créent des fablabs depuis des années afin d’apprendre d’eux ce qui fonctionne ou pas et de s’appuyer sur leur savoir-faire pour développer des espaces complémentaires, réellement utiles et de soutenir financièrement ce qui marche plutôt que d’investir (une bonne partie à perte, c’est certain) dans des nouvelles structures avec de nouveaux acteurs qui n’ont pas faits leur preuve.

    Je suis un entrepreneur, je travaille avec des artistes et je pense qu’on a d’abord besoin d’aider les structures « pro » pour soutenir la création des artistes/artisans/entrepreneurs plutôt que de créer des services/objets de consommation grand publics…

  • Stephane

    Il y a pas mal de choses qui me dérangent dans la réaction de Nicolas Bard… Il me semble facile de critiquer les initiatives en disant que tout ça c’est pour le business et comme chacun sait, le business c’est mal…
    J’ai plutôt l’impression qu’il est aigri parce qu’il n’a pas la place qu’il pense mériter (à tord ou à raison, j’en sais rien). Il dénigre Techshop mais son modèle à Montreuil est quand même vachement semblable vu d’ici…
    Je rajouterais aussi que pour une structure qui a co-fondé l’association des fablabs en entreprise, cracher comme ça dans la soupe, c’est assez gonflé…

    De manière plus générale, la défiance générale vis à vis des entreprises dans le mouvement des makers est quelque chose qui me gonfle profondément… Je ne vois pas pourquoi le fait qu’un événement ou initiative qui travaille avec des entreprises soit une mauvaise chose. AMHA, les entreprises ont autant de bonnes choses à apporter que les autres structures. Pas plus, pas moins.