25 octobre > 14 décembre

Nantes

Cycle «Art, design & IA»

Créative, subversive ou utopique ? Le labo Arts & Technologies de Stereolux propose de triturer l'intelligence artificielle lors d'un cycle thématique intitulé « Art, design & intelligence artificielle » dont Makery est partenaire. Tout au long du dernier trimestre de l'année, scientifiques, experts, artistes, designers viendront débattre de l'impact de l'intelligence artificielle sur les pratiques artistiques et des problématiques de société que pose le développement de ces technologies. Le public sera initié aux outils, interfaces et algorithmes lors d'ateliers techno-prospectifs. Les 9 et 10 novembre, « Machine learning pour les artistes » permettra de se constituer une boîte à outils pour réaliser des expérimentations à base de machine learning, tandis que le 18 novembre sera consacré au design fiction avec le workshop « Utop/dystop(ia) ». Le 30 novembre et le 1er décembre, le studio Chevalvert encadrera « Machine Jacking », un workshop pour hacker l'IA et en faire des outils de génération graphique. A noter aussi le 6 décembre, la conférence de l'artiste Grégory Chatonsky sur l'imagination artificielle pour parler des enjeux conceptuels posés par le développement des algorithmes d'apprentissage profond. Enfin, la journée thématique du 13 décembre sera consacrée à la créativité et aux émotions à l'heure de l'intelligence artificielle autour de tables rondes, expos et démos.

Plus d'infos sur le site de Stereolux

1er > 20 décembre

Aix-en-Provence

Appel à résidence collaborative la Hive#02

Pour hacker le futur, postulez à la Hive ! Jusqu’au 20 décembre, la deuxième session du programme de résidence créative et collaborative de thecamp est ouverte aux candidatures. Lancée par le campus européen de l’exploration du futur (qu'on avait visité fin septembre) près d’Aix-en-Provence, la Hive accueille deux fois par an une vingtaine de jeunes créatifs (les premiers « hivers » se répartissaient ainsi : 10 femmes et 10 hommes, 10 français et 10 internationaux). De mi-avril à mi-septembre 2018, les futurs résidents seront logés sur place, nourris, blanchis, disposeront d’une bourse mensuelle de 600€ et d’un accès aux activités du campus. Destinée aux designers, makers, ingénieurs, développeurs et créatifs au sens large, la Hive leur propose de développer des projets visant à répondre aux défis de demain : énergie, mobilité, éducation, environnement… Les « hivers » décident collectivement des projets menés (œuvres d’art, objets connectés ou services d’innovation sociale), les prototypent en équipe et les documentent. Visites, rencontres, pitchs de projets et bricodage au fablab ICI thecamp font partie du programme. Les résidents participent aussi aux autres projets de thecamp (ateliers, incubation...). Et si un projet de la Hive présente un fort potentiel de développement, les « hivers » peuvent poursuivre l’aventure en intégrant l’accélérateur de start-ups ou en prolongeant leurs expérimentations au sein du Lab de thecamp. Les candidats doivent répondre à un questionnaire en ligne et déposer un portrait libre et créatif de 90 secondes maximum.

Candidatez à la Hive#02 sur thecamp

07 décembre 2017 > 16 février 2018

Paris

Exposition Paléo-Stockage

Rechargez vos batteries à partir du 7 décembre à Villette Makerz, le fablab du parc de la Villette à Paris 19ème. L’exposition Paléo-Stockage, à voir jusqu’au 16/02, ouvre ses portes pour une « rétro-exploration de l’histoire du stockage énergétique ». A la manœuvre, le collectif Paléo-énergétique qui réunit une communauté de plus de 90 chercheurs : scientifiques, historiens, ingénieurs, designers, hackers ou encore sociologues. L’équipe travaille depuis deux ans sur une contre-histoire de l’énergie en dénichant les brevets tombés dans le domaine public. Plus de 70 inventions ont ainsi été exhumées et seront présentées sous forme de documents d’archive et de frise chronologique. Pour l’inauguration le 7 décembre à 19h, Viktorija Makarovaite, chercheuse à l’université du Kent et membre du Kent Fungal Group, présentera des batteries à base de… champignons. La chercheuse et son équipe ont démontré que les champignons Portobello peuvent remplacer le graphite des batteries lithium-ion et permettent d’en augmenter la capacité, faisant de ces piles champignons une alternative écolo-économique aux batteries Li-ion. Le collectif Paléo-énergétique présentera ensuite les avancées du regénérateur de piles alcalines Regenbox, lauréat 2016 du makeathon Make it Happen (on vous en parlait ici). Né dans les locaux du biohacklab la Paillasse à partir d’un brevet tombé dans le domaine public, le prototype open source peut recharger entre cinq et dix fois tout type de pile. Ou comment incarner concrètement la transition énergétique. Pour découvrir le tout, il faudra dégainer… deux piles alcalines usagées.

Plus d'infos sur «Paléo-stockage»

12 > 13 décembre

Genève

Conférence sciences citoyennes à l’ONU

Au siège européen des Nations unies à Genève, open science et fablabs seront au cœur des discussions les 12 et 13 décembre. A l’occasion de la 2ème Conférence internationale sur les recherches participatives, sciences citoyennes et fablabs pour la paix et le développement, ce temps d’échange et de partage d’expériences propose une mise en commun des pratiques, des enjeux et des solutions liés à la science ouverte et participative. Organisées par Objectif sciences international (OSI), la seule ONG d’éducation aux sciences bénéficiant du statut consultatif spécial auprès des Nations unies, en partenariat avec l’European citizen science association (ECSA), ces deux journées s’inscrivent dans le cadre du 9ème Forum de Genève, une semaine consacrée à la mise en place d’actions scientifiques et environnementales pour le développement durable. On verra passer à l’hémicycle les représentants des programmes de recherche participative Perception, alliant grimpe en arbre, canoë et études en écologie, Dino Emotion, qui implique des jeunes dans l’étude d’empreintes fossilisées de dinosaures, ou les auteurs de l'enquête Faire progresser la recherche scientifique citoyenne côtière et océanique. Seront aussi présents les Seintinelles, une plateforme de recherche collaborative regroupant des volontaires pour la recherche contre le cancer, le living lab lyonnais Coexiscience qui œuvre pour la valorisation des communs scientifiques ou encore l’association française de médiation scientifique Les Petits Débrouillards. Entrée gratuite sur inscription.

Plus d'infos et inscription sur le site d'OSI

16 décembre

Lyon

Art Games Demos 4

Du jeu vidéo expérimental artistique sur le thème (actuel) des frontières et des migrations. Dans le cadre du festival Nuage numérique organisé par les Subsistances à Lyon, Art Games Demos propose le 16 décembre un tour d’horizon des créations indé traitant ces sujets. Démonstrations de jeux, mais aussi projections, performances live et installations marqueront la soirée. Parmi les jeux présentés, A Crossing Industry, qui place le joueur dans l’économie des passages clandestins autour du mur séparant la Cisjordanie et Israël ; Liyla, jeu multiprimé basé sur des événements réels et qui raconte l’histoire d’une petite fille à Gaza ; ou encore Papers, Please de Lucas Pope, où le joueur prend le rôle d’un employé de l’immigration chargé de contrôler les papiers des arrivants. Sera aussi présenté le jeu Fuir la guerre du collectif Alinéaire, qui interpelle sur les conditions aléatoires de la migration : contrôlant deux familles en exil sur deux écrans différents, le joueur, par un mécanisme cognitif instinctif, va devoir privilégier l’une des deux… Côté immersion et vision d’horreur en VR, l’installation Swimming Pool de Polycular plonge le joueur dans les profondeurs de la Méditerranée. Organisé par deux spécialistes des jeux vidéo, Isabelle Arvers (qu'on a pu lire dans Makery) et Chloé Desmoineaux (dont on vous parlait pour son rouge à lèvres joystick dans Counter Strike), c’est le quatrième Art Games Demos, qui se tient à chaque fois dans un lieu différent. A Lyon, entre gaming, art et activisme, les frontières seront plus que jamais poreuses. Entrée libre.

Plus d'infos sur Art Games Demos

19 > 20 décembre

Paris

Entretiens du nouveau monde industriel

« Bêtise et intelligence artificielles » au programme des 11ème Entretiens du nouveau monde industriel, au Centre Pompidou les 19 et 20 décembre. Le rendez-vous de réflexion critique sur les évolutions technologiques est porté par le philosophe Bernard Stiegler (Institut de recherche et d'innovation, IRI), qui introduira la première des quatre sessions, « Intelligence artificielle, bêtise artificielle et fonction du calcul ». Histoire de poser le débat des savoirs humains à l’ère de l’IA et de la post-vérité, en relation avec les réflexions du père fondateur de la cybernétique Norbert Wiener. Philosophes, chercheurs, théoriciens des médias ou de réthorique de haute volée sont convoqués (on regrette une notable sous-représentation féminine…) pour réfléchir et éclairer notre futur sous IA. La deuxième session « Structures de données et production de savoirs » portera sur les manières de mettre la puissance de calcul au service des communs plutôt qu’au profit de quelques-uns. Rand Hindi, fondateur de la start-up Snips, y défendra notamment l'idée que des IA conversationnelles peuvent protéger la vie privée en « oubliant » les données utilisateur. La 3ème session, « Opacité des instruments scientifiques et conséquences épistémologiques », tournera autour des boîtes noires dans la science contemporaine. Enfin, « Données, traitements, contributions et délibérations » évoquera les limites de l’automatisation, les erreurs voire la stupidité qu’elle peut engendrer et les solutions pour y remédier. L’IA comme un pharmakon, à la fois poison et remède. L’événement est gratuit.

Plus d'infos et inscription aux Entretiens du nouveau monde industriel

23 décembre 2017 > 07 janvier 2018

Paris

Cabinet de réalité virtuelle au Museum

Sommes-nous plus proches d’un arbre ou d’un champignon ? C’est à ce type de question que répondra le Voyage au cœur de l’évolution, une expérience immersive en réalité virtuelle (VR) proposée par le nouveau Cabinet de réalité virtuelle du Muséum national d’histoire naturelle à Paris. C'est en effet à partir du 23 décembre que débute avec ce voyage la programmation de cette salle permanente de VR, la première du genre dans un musée français. C’est donc au troisième étage de la Grande galerie de l’évolution qu’il faudra se rendre pour une découverte de l’arbre du vivant, avec trois modes pour trois terrains d’exploration. Le premier, « jeux de parentés », permet de découvrir la classification biologique en explorant de manière ludique les liens entre les espèces. Le second mode d’exploration invite l’utilisateur à interagir avec les quelque 459 espèces liées les unes aux autres, du koala à la puce d’eau en passant par la mouche-scorpion. Enfin, « la galerie 3D » offre la possibilité d’observer sous tous les angles 26 espèces emblématiques en 3D et en taille réelle. Fruit d’une collaboration de deux ans entre Orange Lab pour la représentation des données en VR et le Muséum pour les contenus scientifiques, le dispositif peut accueillir 5 participants en simultané sur une durée de 30mn (avec 15mn d’exploration). Réservation indispensable en ligne. C'est exceptionnellement gratuit pendant les vacances de Noël, en complément de l’expo permanente de la Grande galerie. L’expérience est aussi disponible gratuitement sur la plateforme Viveport (pour casques de VR Hive).

Plus d'infos sur le Cabinet de réalité virtuelle du Muséum national d’histoire naturelle