15 mars > 19 juin

Centre Pompidou, Paris

«Mutations-Créations / Imprimer le monde»

Pour les 40 ans du centre Pompidou, la 3D n'a pas été oubliée. L’exposition Mutations-Créations / Imprimer le monde réunit à partir du 15 mars la génération d’artistes, designers et architectes qui s'est emparée de l’impression 3D comme outil critique d’expérimentation. Les commissaires Marie-Ange Brayer et Olivier Zeitoun explorent l’impact des machines à commande numérique, des cultures hacker et maker sur la création artistique contemporaine, l’architecture et le design. On y retrouvera les travaux d'artistes et créateurs dont Makery vous a déjà parlé comme Morehshin Allahyari et Daniel Rourke du Additivist Cookbook, François Brument, Heather Dewey-Hagborg, Grégory Chatonsky ou encore Joris Laarman et son pont imprimé en 3D. Y sont également présents (entre autres) les designers Erwan et Ronan Bouroullec, Skylar Tibbits et Christophe Guberan du Self-Assembly Lab du MIT, ou encore Dirk Vander Kooij qui recourt à des fils de plastique recyclé pour fabriquer ses objets de design.

L’exposition fera également la part belle à l’Ircam, animateur de l’initiative Vertigo, avec des installations produites pour l’exposition et réalisant la simulation 3D de l’espace sonore. Comme avec Disenchanted Island de la compositrice Olga Neuwirth où l’empreinte sonore de l’église vénitienne San Lorenzo est transférée dans l’espace du musée, ou encore Jardin d’Eden où les artistes Raphael Thibault et Hyun-Hwa Cho imaginent une installation immersive de sculptures réalisées en impression 3D et d’un panorama sonore et musical. Le 18 mars, le colloque « Les formes du digital » accueillera tout l’après-midi des tables rondes avec les experts, créateurs et commissaires de l’exposition.

Programme complet sur le site du centre Pompidou

23 mars > 25 juin

Centre Barbican, Londres

«The Japanese House»

Influente et radicale, l’architecture japonaise d’après-guerre s'expose au Barbican. Inaugurée le 23 mars, The Japanese House: Architecture and Life after 1945 présente le travail d'une quarantaine d'architectes et quelque deux cents travaux (photos, maquettes, vidéos…). Grands noms de l'architecture japonaise (Tadao Ando et ses jeux de béton et de lumière, les prix Pritzker Toyo Ito et Sanaa, alias le duo d'architectes du Louvre-Lens Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa) comme nouveaux venus (Hideyuki Nakayama et sa O House tout en hauteur) sont à l'honneur. On pourra visiter la reconstitution grandeur nature de la Moriyama House (de Ryue Nishizawa, 2005), une maison à volumes fragmentée entre blocs d'habitation et espaces de cours et jardins. Enfin, spécialement conçue pour l'exposition : la maison à thé Fujimori, proposée par l'historien et architecte japonais Terunobu Fujimori et conçue par les étudiants de Takeshi Hayatsu à l'université Kingston.

Toutes les infos pratiques (entrée : 14,50£, soit 17€)

3 avril > 2 juin

France

Pulsar The Open Art Prize

Réunir le monde artistique et le monde digital, c'est le pari de Pulsar The Open Art Prize. Pour sa première édition (dont Makery est partenaire), ce prix a pour ambition de faire collaborer en binôme artistes et créateurs du monde digital pour concevoir des œuvres collaboratives. Jusqu'au 2 juin, les candidatures sont ouvertes aux plasticiens, musiciens, architectes, makers, auteurs, designers, développeurs... Les 50 meilleurs profils seront conviés le 14 juin à une soirée de « matchmaking » afin de constituer des duos et prototyper un projet dans les ateliers Techshop du campus de start-ups Station F, du 2 au 5 octobre. Pendant la phase de prototypage, masterclasses, démonstrations technologiques et autres performances artistiques seront organisées pour inviter les participants à « explorer de nouveaux territoires » propres à l'art numérique. Le jury, présidé par le directeur du 104 José-Manuel Gonçalvès et dont Makery fait partie, récompensera trois équipes (les prix sont dotés de 30000€, 20000€ et 10000€). Le plus ? Une expo des créations lauréates à Paris au 104 en décembre.

Candidatez au Pulsar The Open Art Prize

25 > 27 mai

La Roche-sur-Yon (Vendée)

Coupe de France de robotique

Objectif Lune ! La 24ème édition de la coupe de France de robotique aura pour thème « Le village lunaire ». Un clin d’œil au projet Moon Village de l'Agence spatiale européenne, la première base habitée qui devrait voir le jour sur notre satellite d'ici une vingtaine d'années. Accueillie pour la deuxième fois consécutive à La Roche-sur-Yon, cette compétition de robotique amateure pilotée par l'association Planète Sciences met au défi près de 200 équipes de jeunes venant de clubs de robotique, de fablabs ou d'étudiants ingénieurs de moins de 30 ans. Ils devront imaginer des robots capables d'évoluer en milieu lunaire et de remplir des missions spécifiques : récolter du minerai, construire la base, rapatrier des modules depuis la Terre ou encore lancer des engins spatiaux vers Mars. Les matchs se dérouleront sur une aire de jeux reproduisant le relief de la Lune. A l'issue du tournoi, les finalistes seront qualifiés pour rencontrer leurs homologues internationaux lors de la finale d’Eurobot, le niveau européen de la compétition. Les projets peuvent être soumis jusqu'au 31 décembre. Comptez 150€ de frais de participation par équipe, hors adhésion à l'association (50€ par structure).

Plus d'infos sur le site de Planètes Sciences

25 > 28 mai

Bordeaux

Bordeaux Geek Festival

Pour sa 3ème édition, le Bordeaux Geek Festival fait place aux makers. Le rendez-vous des amateurs de culture net-pop (SF, cosplay, jeux vidéo et autres comics), qui avait attiré l'an dernier 26000 visiteurs, dédie à la bidouille créative un espace de 1500m2 (sur 10000), avec quatre nouvelles sections : le coin fablabs réunira les ateliers ouverts de la région – le 127° et Coh@bit (Bordeaux), l'Art3fact Lab (Dax), l'Etabli (Soustons) et l'Eirlab (Talence) – ; les porteurs de projets mélangeant assos et entreprises auront le leur ; tandis que le Club Arthur Dent accueillera des conférences sur le transhumanisme, la robotique ou l'intelligence artificielle, et que le Comptoir des makers proposera un atelier brassage de bière… À noter du côté des invités, la présence de la Youtubeuse Florence Porcel, qui vient de publier en BD Mars Horizon. Côté tarifs, la journée coûte 15€, le pass deux jours est à 25€ et si vous en voulez encore, l'illimité coûte 32€. Les 6-12 ans paient 5€ par jour, les moins de 6 ans ne paient rien.

Plus d'infos sur le Bordeaux Geek Festival

8 > 9 juin

Berlin

Wear It Festival

Disruption dans le monde de la mode. Pour sa 3ème édition, les 8 et 9 juin au Palais Kulturbrauerei à Berlin, le Wear It Festival explore le potentiel de l'électronique portative, autrement dit, les wearables, en pointant deux thématiques : « collaboration et disruption ». Le rendez-vous européen des codeurs, designers et industriels des e-textiles mixe conférences et démos avec un petit air de Maker Faire sur le développement de nouveaux produits, la création de prototypes visionnaires et les concepts les plus avancés. Le premier jour, «Day 1, Experience day», propose une plongée dans l'univers des start-ups, de l'exploration artistique et du côté expérimental de la technologie wearable, agrémentée de discussions, d'ateliers et de tables rondes d'experts. En soirée sera lancé le Wear It Hub, « un réseau d'innovation dans le but de combler les lacunes entre la mode, le style de vie et les technologies ». Le lendemain, c'est « Focus day » : l'objectif de cette journée est de s'inspirer des entreprises prospères pour repousser les limites de la technologie portable, de la fashion-tech et des textiles intelligents. Un mélange inspirant de symposiums, d'expositions, d'ateliers et de performances. Attention, c'est cher : de 100€ (à l'avance) jusqu'à 450€ (business).

Plus d'infos sur le Wear It Festival

9 > 11 juin

Cité des sciences et de l'industrie, Paris

Maker Faire Paris

La Maker Faire Paris a la bougeote. La foire des makers, cet événement international créé en 2006 par Make: Magazine et soutenu en France par Leroy Merlin, était apparue dans la capitale en 2014 au Centquatre, puis avait grandi à la Foire de Paris. Voilà que le rendez-vous des bidouilleurs, makers, passionnés des sciences et des technologies se tiendra pour sa 4ème édition du 9 au 11 juin à la Cité des sciences et de l’industrie. Professionnels, amateurs et autres curieux sont invités à déambuler parmi les 200 stands répartis sur 8000m2 et à explorer la fabrication numérique et le bricodage sous toutes leurs formes. Pendant trois jours, place à l'innovation et à la culture DiY : des démos, des ateliers de découverte, des spectacles et des conférences. L'occasion de faire un tour sur le stand du Faclab, le fablab de l'université de Cergy-Pontoise ou encore du Tarmack qui a mis au point la FabPocket, une box d'initiation à l'impression 3D à emporter. On en profitera pour découvrir des projets innovants et délirants comme APIdou, une peluche pour enfants capable de réagir aux caresses grâce à une interface sensible. Une centaine de personnes a déjà répondu au traditionnel « appel aux makers », ouvert jusqu'au 15 avril, pour animer un atelier, présenter un produit ou prendre des contacts. On achète ses billets à partir de mi-avril : 12€ (plein tarif), 9€ (tarif réduit Explora). L'accès sera gratuit le vendredi 9 juin pour les groupes scolaires.

Plus d'infos sur la Maker Faire Paris 2017

13 > 16 juillet

Ile-Saint-Denis

Festival Bellastock La ville des terres

Construire et déconstruire collectivement. C'est ce que propose depuis 2006 le festival Bellastock, qui aura lieu du 13 au 16 juillet en Seine-Saint-Denis sur le thème « La ville des terres ». Chaque année, un millier de participants se réunit pour ce festival d'architecture expérimentale qui prend la forme d'un chantier de construction collectif. La 12ème édition, en partenariat avec CRAterre-Ensag et Amàco, entend proposer des solutions de réemploi des terres de déblais produites par le chantier du Grand Paris. Le principe est le suivant : 100 équipes de 5 personnes (étudiants, archis, designers, makers, maçons, etc.) ont deux jours pour prototyper leur projet à partir de 500 blocs de terre comprimée, 450m3 de terre excavée, 9m2 de bac acier et 10 liteaux de bois, et construire les espaces publics et collectifs (sauna, four à pain, bacs à fleurs…) de la ville des terres. Le troisième jour est ouvert au public qui découvre les projets expérimentaux. Et le dernier est consacré… à démonter la ville éphémère. Le tout se passe sur le site du chantier de l'écoquartier fluvial, sur l'atelier Actlab de Bellastock, 9 quai du Châtelier à L’Ile-Saint-Denis, avec pour parrain Patrice Doat, cofondateur de CRAterre et lauréat du Global Award for Sustainable Architecture 2016. Une trentaine d'écoles d'architecture et de design participent à l'opération.

En savoir plus sur «La ville des terres» (site et Facebook)