/ Chronique Au Glass Fablab en 2014, fablab spécialisé dans le verre en Lorraine. © Makery

A Montréal, au procès de la fabrication collaborative

Commentaires

  • Edwidge

    Cet article ne me semble pas représenter la réalité que je connais du Québec, sur quelles données se base-t-il. En exemple, le Fab Lab du PEC est situé dans un contexte 100% d’éducation populaire, le Fab Lab de Le Moyne-D’Iberville s’adresse au jeunes en éducation des adultes aux parcours atypiques, l’échoFab de Communautique, accueille les jeunes en contexte défavorisé, les participants en insertion en emploi, les centres jeunesses pour les jeunes en protection, les aînés, etc. Le BennyFab accueille les populations de toutes provenances…

  • Evelyne L

    Cette idée de procès est excellente. Merci de contribuer ainsi à une analyse critique du mouvement maker. J’aimerais apporter ma réflexion sur le mouvement en France.

    Question de sémantique. En France, le terme de makerspace n’est pas utilisé. Par conséquent, tous les espaces de fabrication collaborative sont appelés des Fablabs. Par contre, ils sont tous différents. Certains prônent un attachement pointilleux à la charte des Fablabs en termes de valeurs et de
    machines. D’autres sont beaucoup plus proches de la culture maker, c’est-à-dire avec des outils et des activités extrêmement variés qui les rapproche de l’éducation populaire. Cela étant, la différence entre les deux bords de l’Atlantique remonte aux hackerspaces. D’un côté, la contre culture qui a produit internet et
    les communautés physiques (Turner, 2013, Morozov, 2014) et de l’autre, les héritiers du HBCC, qui relient militants du numérique libre et luttes politiques et sociales progressistes (Auray et Ouardi, 2014, Turner, 2013).

    Pour en revenir aux Fablabs français, leur grand nombre (presque autant qu’aux Etats-Unis) est lié au fait qu’ils constituent un instrument de politique publique au service de la lutte contre les inégalités face au
    numérique. Certains sont réservés aux étudiants. Une poignée organise des sessions de la Fabacademy. Plusieurs centaines sont ouverts à tous et situés dans des centres sociaux et autres tiers lieux territoriaux. Un grand nombre de leurs fabmanagers (salariés ou bénévoles) sont proches, voire issus, des mouvements d’éducation populaire dont ils portent les valeurs. Ils s’engagent dans des projets d’accompagnement au numérique solidaire à destination des jeunes sans qualification. Doit-on parler de colonialisme social comme le suggère ce témoin ou de renouvellement des élites ? La question reste entière et il est nécessaire d’aller y regarder de plus prêt.

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