Que faire à Futur en Seine?

En ouverture de Futur en Seine, le 9 juin, conférence «Hack-celerate» sur le sport augmenté à la Gaîté lyrique. © Makery

L’édition 2016 de Futur en Seine, du 9 au 19 juin à Paris et dans toute l’Ile-de-France, s’est payée la visite du président Hollande (jeudi, en ouverture) et l’annonce par la présidente de région Valérie Pécresse d’un « projet prototypes » (100 000€ en soutien à une douzaine de protos sélectionnés d’ici novembre).

Il faut dire que d’année en année, la Foirfouille de la French Tech francilienne prend de l’ampleur. Pour sa 7ème édition, les lieux changent, pas la recette qui attire 50 000 visiteurs et mixe conférences, keynotes, stands et démos de protos (170 annoncés), applis en tous genres et expositions satellites. Le milieu de l’innovation apprécie visiblement le millefeuilles de rencontres et l’opportunité de donner une belle image au grand public. Cette année, donc, à la Gaîté lyrique l’Edtech, renommée « Edfab » (le numérique au service de l’éducation) et les « makers » (un espace un peu trop corpo à notre goût), au Carreau du Temple, les prototypes, les applis big data et le grand marché des start-ups d’objets connectés  (vie quotidienne, santé, sport). Petit aperçu des réjouissances.

Méditation techno ou saucissons en lévitation?

Entre deux conférences pour faire le point sur un sujet (on vous recommande Hacker l’ADN : l’être par lettre et Hack.Share.Care : an open source cure, le 11 juin à 12h15 et 15h15 à la Gaîté lyrique), des ateliers et démos. Les grands écarts sont possibles : Mindful cyborgs est une session de technologie contemplative « animée » par Chris Dancy (le 11 juin à 16h30 à la Gaîté lyrique) quand la Mentalista Guinguette propose un apéro où les saucissons et chips lévitent par la seule force de la pensée (le 11 juin devant la Gaîté, square Emile Chautemps, de 18h à 21h). 

A deux pas de la Gaîté, le musée des Arts et métiers, exceptionnellement gratuit, invite à un week-end spécial « patrimoine(s) en immersion », avec un panorama de visites virtuelles (via des casques VR, un écran géant immersif de 12 mètres, des tablettes ou une Kinect…), du tombeau de Toutankhamon au système solaire.

Bagdad 3D ou la survie de l’Irak antique

Visualisation d’une modélisation 3D (fragment de l’expédition pour Bagdad 3D). © Makery

Numériser les trésors archéologiques irakiens. C’est le pari fou de David Diouf, créateur de Fabstor3d, et du documentariste Jean-Christophe Vaguelsy, qui se sont associés à l’entreprise d’affichage Holusion pour Bagdad 3D. Du 20 avril au 2 mai, ils ont mené une expédition à Bagdad durant laquelle ils ont réalisé une dizaine de modélisations de pièces archéologiques et trois scans. En octobre, ils repartent pour une grande opération de numérisation et de modélisation 3D du Musée de Bagdad, de l’arche Ctésiphon, des ziggourats, les pyramides à degrés et l’Antique Babylone menacés par Daesh. L’aventure sera racontée dans un film co-produit par Arte, avant d’être montée en exposition. En attendant, conférence le 11 juin (à 14h à la Gaîté lyrique).

Mwoo, l’empathie à hauteur de robot

Le robot Mwoo réalisé par la start-up Stimul’activ. © Makery

Ce drôle de robot aux yeux verts, c’est Mwoo. Un petit robot aide-soignant, qui accompagne les malades d’Alzheimer et les autistes. Lancé par la start-up Stimul’activ en partenariat avec le CHU de Limoges, le robot est doté d’un catalogue de stimulations (bruits, toucher, odorat…) et se prend dans les bras.

La borne d’arcade pour jouer avec le code

Expérimentations et dessin électronique sur la borne «IF». © Makery

Notre cœur d’esthète tressaille pour IF, la borne d’arcade du collectif d’artistes interactifs rennais Avoka, pour son projet We Code Expo. Ludique et joliment rétro, la borne est utilisée comme une porte d’entrée joyeuse à la programmation. En manipulant le curseur et les boutons, le joueur dessine des mouvements sur l’écran, qui sont retranscrits en temps réel en Logo (en hommage à ce langage informatique d’initiation à la programmation). Commence alors un grand jeu de décryptage, façon pierre de Rosette…

«IF», installation interactive du collectif Avoka, 2016: