Première impression 3D extra-terrestre

Planetary Resources et 3D Systems ont révélé au Consumer Electronics Show, qui s’est tenu à Las Vegas du 6 au 9 janvier, la première impression 3D à partir de métal d’astéroïde. L’entreprise d’exploitation minière spatiale et son partenaire et investisseur spécialiste de l’impression 3D ont démontré la possibilité d’imprimer des objets à partir du métal d’astéroïdes, s’engouffrant ainsi dans la brèche législative ouverte par le Congrès des États-Unis qui a voté en novembre 2015 une loi autorisant les entreprises américaines à s’approprier et vendre des matériaux extraits de la Lune, des astéroïdes ou d’autres corps célestes.


La pièce imprimée par Planetary Ressources et 3D Systems. © DR

3D Systems souhaitait démontrer les fonctions de sa dernière machine d’impression métal, la ProX DMP 320. Pour inviter les visiteurs du CES à rêver sur les possibilités ouvertes par la convergence de leurs innovations, Planetary Resources et 3D Systems ont imprimé une pièce du module spatial Arkyd à partir du métal d’un astéroïde préhistorique trouvé en Argentine, démontrant la possibilité de fabriquer et réparer des pièces essentielles de modules spatiaux directement dans l’espace. En valorisant au passage le design des modules Arkyd de Planetary Resources à partir des technologies additives de 3D Systems.

Le procédé utilisé reste cependant encore délicat et l’infrastructure imposante. La machine utilise un plasma qui pulvérise la météorite en un nuage de nickel et de fer, puis précipite par l’intermédiaire d’un système d’aspiration – comme de la pluie – les poudres de titane qui peuvent en être extraites, constituant ainsi la matière première de l’impression.

C’est littéralement un peu l’âge de fer de l’impression 3D extra-terrestre… et une nouvelle ruée vers l’or pour les pionniers américains, spatiale cette fois-ci.