Avant d'être Increvable, le lave-linge éthique va devoir naître (capture écran). © DR

Au cœur du lave-linge qui voulait déprogrammer son obsolescence

Commentaires

  • Julien Mauroy

    Je me permets de croire que le concept est déjà bien démontré et qu’un prototype nécessitant 100Keur n’est pas (encore) nécessaire. Au mieux, un proto réutilisant 90% de pièces de lave-linge existantes et mettant en avant les réelles nouveautés de l’objet, la façade par exemple. Réalisable avec des moyens d’atelier, car la faisabilité de sa fabrication n’a pas a être démontrée, n’importe quel œil averti la détecte déjà.

    Le prochain défi est le business model : une solution pertinente à cet égard serait une vraie promesse d’adoption. J’ai bien peur que le business model proposé pour l’instant (mise de capital pour démontrer ce qui n’est pas essentiel de démontrer, campagne de financement participatif, livraison) soit très pertinent pour un produit « classique » (à l’obsolescence programmée) mais pas pour celui-ci. Trop souvent, ce genre de campagne est associée à une offre temporaire et sporadique, incompatible avec le concept d’un fournisseur de produits fiables et durables en mesure de fournir des pièces de rechange de façon pérenne.

    La solution existe, je n’en doute pas, mais je crois qu’il faut maintenant élargir les perspectives au-delà des territoires traditionnels du design industriel, eux-même trop souvent indissociables de l’obsolescence programmée.