Première Mini Maker Faire à Grenoble où les jeunes visiteurs ont mis les prototypes à rude épreuve. © Quentin Chevrier Makery

La Mini Maker Faire Grenoble fait le (carton) plein avec 8800 visiteurs

Commentaires

  • Pierre Allée

    «
    Le nom Maker Faire est connu dans le mouvement maker, mais pas
    tellement du grand public, et pour cette première édition, nous n’avons
    pas ressenti qu’en payant la licence à Maker Event (l’entreprise
    détenant la licence Maker Faire en France, ndlr) nous avons bénéficié de
    ressources logistiques ou communautaires que la Casemate n’avait pas
    déjà. »

    Questions pour Laurent Chicoineau :
    Auriez-vous eu autant de makers, de toute la France sans la licence Maker Faire ?
    Auriez-vous eu, par exemple, Experiment Boy et ses fans ?
    Auriez-vous eu la même attention de vos élus ?
    Auriez-vous eu les mêmes partenaires pour le même montant ?
    N’avez-vous pas l’impression de cracher dans la soupe ?

    • Laurent Chicoineau

      Bonjour,
      Si nous sommes allés chercher le label “Maker Faire”, d’abord directement auprès de l’équipe de Make Media en Californie, c’est bien parce que nous pensons qu’il a du sens et qu’il porte des valeurs, essentiellement à l’échelle internationale et auprès de la communauté des makers. Nous avons fait la même démarche lorsque nous avons ouvert notre atelier de fabrication numérique en le baptisant “fab lab”, pour nous inscrire dans le réseau mondial issu du MIT.

      Ce ralliement à des labels internationaux constitue pour nous d’abord une façon de ne pas réinventer la roue, et aussi de faire évoluer nos pratiques de médiation en les confrontant à d’autres. L’échange d’expériences est donc central, et la reconnaissance des compétences et capacités de chacun à porter et enrichir le concept est la condition de l’implantation des fab labs comme des Maker Faires en France.

      En tant que “producteur” de Maker Faire à Grenoble, nous avons besoin de coordination avec les autres Maker Faires en France et à l’étranger, de retours d’expérience et de conseils. Nous nous appuyons aussi, comme beaucoup d’autres organisateurs, sur notre expérience en matière d’événementiel, de mobilisation des publics, des élus et de développement de réseau. Nous étions en contact avec Experiment Boy ou avec les nombreux makers présents le week-end dernier bien avant la décision d’organiser une Maker Faire à Grenoble. Bien sûr, les échanges avec Maker Event ont été constructifs, mais nous nous interrogeons sur la pertinence des contraintes qui nous ont été imposées, comme le partenariat avec Leroy Merlin (qui apparait “hors-sol”, sans véritables connexions sur notre territoire).

      Il nous semble normal de pouvoir discuter des conditions de développement des Maker Faires en France de façon ouverte, car leur réussite dépend avant tout de la mobilisation et du travail de réseau des acteurs locaux. On en peut pas organiser une Maker Faire “d’en haut” – et ça n’aurait d’ailleurs aucun intérêt. En tous les cas, nous espérons bien poursuivre, avec Maker Event et d’autres producteurs en France, le développement de Grenoble Maker Faire dans les années à venir !