9 mars > 9 avril

Saint-Etienne

Biennale internationale du design

Saint-Etienne, capitale du design ! Pour sa 10ème édition, la biennale stéphanoise explorera les mutations du travail. Autour du thème « Working promesse », onze commissaires ont construit un parcours « in » en dix expositions, dont un Panorama des mutations du travail sous la houlette de Marie Lechner, spécialiste des arts numériques, ou encore La fin du travail, une carte blanche donnée au duo Degoutin & Wagon, auteurs de l'essai transmédia World Brain. Invitée d'honneur : Détroit, ville symbole de la croissance industrielle jusqu'à sa faillite en 2013, transformée depuis en ruche pour industries créatives. L'occasion pour la biennale de « partager l'expérience d'une ville résiliente » en consacrant trois expositions aux designers de la cité du Michigan. Côté makers, l'appel à contributions est toujours ouvert pour l'exposition Tiers-lieu, fork the world, troisième volet du cycle « Design-moi un tiers-lieu » initié par des fablabs et autres espaces ouverts de la région : Open Factory (Saint-Etienne), la maison Jules Verne (Aurec-sur-Loire) et la Myne (Villeurbanne).

Tout le programme sur le site de la biennale

8 mars > 9 avril

Nantes

Peter William Holden à Stereolux

Une expo solo (et gratuite!) de l'artiste bricodeur et maître de l'art cinétique Peter William Holden, ça ne se rate pas ! Stéréolux à Nantes accueille, du 15 mars au 9 avril (en partenariat avec Makery, plutôt fan de l'artiste), trois installations et compositions musicales qui mélangent allègrement objets mécaniques et familiers. Autogene (2005) et son ballet circulaire de parapluies s’ouvrant et se fermant sans cesse, Arabesque (2007) et sa cohorte de bras et de jambes s’emballant et Solenoid (2009), orchestre rotatif de chaussures de claquettes claudicantes, traduisent une vision hybride singulière. Utilisant les nouvelles technologies en les mariant à de « vieilles mécaniques », l'artiste anglais génère des installations chorégraphiques d’ombres, de lumières, de musiques et de vidéos qui tournent tel un derviche tourneur. Pour ne rien gâcher, en amont de l'expo sont organisés deux workshops (payants, sur inscription) sur l'art cinétique en compagnie de Coline Feral, ingénieure roboticienne qui a notamment travaillé avec la compagnie La Machine et Aurélien Bory. Le premier (le 8/3 de 18h30 à 21h30) donnera un aperçu de la mise en œuvre technique de projets tels que ceux de Peter William Holden. Comment passer du concept à la réalisation ? C'est au cours du deuxième (le 15/03 de 18h30 à 21h30) que seront présentés et manipulés les outils idoines, dont Raspberry Pi.

Plus d'infos sur l'exposition de Peter William Holden à Nantes et sur les 2 workshops art cinétique

15 mars > 19 juin

Centre Pompidou, Paris

«Mutations-Créations / Imprimer le monde»

Pour les 40 ans du centre Pompidou, la 3D n'a pas été oubliée. L’exposition Mutations-Créations / Imprimer le monde réunit à partir du 15 mars la génération d’artistes, designers et architectes qui s'est emparée de l’impression 3D comme outil critique d’expérimentation. Les commissaires Marie-Ange Brayer et Olivier Zeitoun explorent l’impact des machines à commande numérique, des cultures hacker et maker sur la création artistique contemporaine, l’architecture et le design. On y retrouvera les travaux d'artistes et créateurs dont Makery vous a déjà parlé comme Morehshin Allahyari et Daniel Rourke du Additivist Cookbook, François Brument, Heather Dewey-Hagborg, Grégory Chatonsky ou encore Joris Laarman et son pont imprimé en 3D. Y sont également présents (entre autres) les designers Erwan et Ronan Bouroullec, Skylar Tibbits et Christophe Guberan du Self-Assembly Lab du MIT, ou encore Dirk Vander Kooij qui recourt à des fils de plastique recyclé pour fabriquer ses objets de design.

L’exposition fera également la part belle à l’Ircam, animateur de l’initiative Vertigo, avec des installations produites pour l’exposition et réalisant la simulation 3D de l’espace sonore. Comme avec Disenchanted Island de la compositrice Olga Neuwirth où l’empreinte sonore de l’église vénitienne San Lorenzo est transférée dans l’espace du musée, ou encore Jardin d’Eden où les artistes Raphael Thibault et Hyun-Hwa Cho imaginent une installation immersive de sculptures réalisées en impression 3D et d’un panorama sonore et musical. Le 18 mars, le colloque « Les formes du digital » accueillera tout l’après-midi des tables rondes avec les experts, créateurs et commissaires de l’exposition.

Programme complet sur le site du centre Pompidou

23 mars > 25 juin

Centre Barbican, Londres

«The Japanese House»

Influente et radicale, l’architecture japonaise d’après-guerre s'expose au Barbican. Inaugurée le 23 mars, The Japanese House: Architecture and Life after 1945 présente le travail d'une quarantaine d'architectes et quelque deux cents travaux (photos, maquettes, vidéos…). Grands noms de l'architecture japonaise (Tadao Ando et ses jeux de béton et de lumière, les prix Pritzker Toyo Ito et Sanaa, alias le duo d'architectes du Louvre-Lens Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa) comme nouveaux venus (Hideyuki Nakayama et sa O House tout en hauteur) sont à l'honneur. On pourra visiter la reconstitution grandeur nature de la Moriyama House (de Ryue Nishizawa, 2005), une maison à volumes fragmentée entre blocs d'habitation et espaces de cours et jardins. Enfin, spécialement conçue pour l'exposition : la maison à thé Fujimori, proposée par l'historien et architecte japonais Terunobu Fujimori et conçue par les étudiants de Takeshi Hayatsu à l'université Kingston.

Toutes les infos pratiques (entrée : 14,50£, soit 17€)

1er > 2 avril

Lyon

Journées du logiciel libre Lyon

Le thème et fil conducteur des 18èmes Journées du logiciel libre (JDLL) de Lyon : « Société (dé)connectée, les dessous de la transparence. ». Avec environ 60 conférences et une vingtaine d'ateliers et de démonstrations sur les objets connectés (« logiciels machines humains, quand la technologie s'emmêle »), la convivialité (« (re)Création, (Rêve)olution, construire et ouvrir, du code et des communautés »), mais aussi sur la politique (« la démocratie au défi des algorithmes, quand la transparence rime avec sécurité »), ou encore sur la pédagogie (« la société sans dessus dessous : cryptage, formatage, hardware ou big data, que se cache-t-il derrière les mots barbares ? »), JDLL promet un week-end très complet pour les partisans du logiciel non propriétaire (au code source ouvert, ou libre). Les makers ne sont pas oubliés avec les deux espaces Do it Yourself et makerspace pour bricoler et bidouiller avec plusieurs fablabs locaux tout au long de la journée. Cette année encore, LDLL accueillera le pôle Gone (le petit nom local des enfants).

En savoir plus sur les Journées du Logiciel Libre Lyon

5 > 6 avril

Lyon

Sido 2017

« Intelligence artificielle, robotique, réalité virtuelle, big data, machine learning… Vers des objets et processus toujours plus intelligents ! » Tel est le credo du Sido, le showroom international de l'Internet des objets (Internet of Things, IoT) qui tient à Lyon à la Cité internationale sa 3ème édition les 5 et 6 avril. Au menu des 50 conférences : les objets connectés et la santé, la sécurité, l'énergie, le business, les datas… Cet événement orienté business accueille un espace de 1 000m2, la Startup Valley, où une grosse soixantaine de start-ups « innovantes et prometteuses » présenteront leurs produits. Côté open innovation, un hackathon est organisé pour « imaginer les nouveaux usages et l'interface homme machine dans la voiture de demain ». Les makers pros seront davantage concernés par l'International Business Maker, une section de l'événement dédiée au networking : des rendez-vous d'affaire en 30mn entre start-ups, pôles de recherche, experts et labos. Le Sido, réservé aux professionnels, est gratuit en pré-inscription, et payant (50€) sur place.

Plus d'infos sur le site du Sido

6 > 8 avril

Stuttgart

Fabricate 2017

Après Londres en 2011 puis Zurich en 2014, l'université de Stuttgart a été désignée pour accueillir l'événement triennal Fabricate. Objectif des trois jours de marathon annoncés : faire le tour des progrès de la fabrication numérique appliquée aux secteurs de l'architecture, du design, de la construction et de l'ingénierie. Au cœur des débats, les prouesses de l'impression 3D, mais aussi le passage très compliqué qui conduit de la modélisation à la réalisation. Mixant intervenants du monde académique et industriel, le programme intensif déroule son lot de conférences, keynotes et ateliers regroupés par sessions thématiques (« Repenser les stratégies additives », « Repenser la matérialisation » ou encore « Repenser l'avenir de la production ») avec notamment Carl Bass, ex-PDG d'Autodesk, l'architecte japonais Kengo Kuma et l'universitaire français Antoine Picon. Des visites sont également prévues le 6 avril pour découvrir le patrimoine industriel et architectural de la ville, en particulier ses structures ultra-légères et son architecture conceptuelle. L'événement, professionnel, est cher : comptez 459€ pour les pros, 159€ pour les étudiants.

Plus d'infos sur le site de Fabricate 2017

8 avril

Mulhouse

Maker Fight

Round 3 ! Fight ! Le fablab de Mulhouse, Technistub, annonce la 3ème édition de son Maker Fight, un tournoi fou de robots gladiateurs DiY (on vous parlait ici de l'ambiance survoltée de l'édition 2016). Des équipes de makers et des fablabs, venus d'un peu partout en France, ont relevé le défi de Technistub : construire un robot de combat, prêt à immobiliser ou détruire ses adversaires dans l'arène. L'imagination n'a pas de limites ! En fait si, mais seulement dans le respect des règles : pas d'explosifs ni de liquides ou « de choses vivantes »... Le 8 avril, donc, le tournoi prendra place à Mulhouse dans les locaux du pôle numérique KM0, que vient d'investir le fablab mulhousien. Les robots s'affronteront dans une arène où les pièges, secrètement activés par les organisateurs, peuvent surgir n'importe quand. Outre l'admiration du public et de ses adversaires, le gagnant remportera un chouette trophée fabriqué par Black Owl Studio. Pendant le tournoi, Technistub propose également plusieurs ateliers et démos autour du DiY : impression 3D, robots, Pinewood derby, programmation enfants, couture, courses de drones, « et bien d’autres surprises ».

En savoir plus sur Maker Fight

4 > 6 mai

Bruxelles

Hack Belgium

Tous le vocabulaire du temps présent y est : « Hack Belgium est un événement inclusif qui s’adresse à toutes les personnes qui veulent agir, que ce soit en surfant sur la vague actuelle de la disruption technologique ou en (re)prenant tout simplement les commandes de leur propre vie : des entrepreneurs indépendants bien sûr, mais aussi des chercheurs et des salariés qui veulent réinventer leurs carrières », explique Leo Exter, l’un des trois fondateurs de Hackathons.be, organisateur de ce nouveau « hackmachin ». Hack Belgium se déroule sur 3 jours, du 4 au 6 mai, pour « explorer, construire et célébrer » autour de 15 challenges différents. Ces 15 « tâches herculéennes » comme les ont baptisées les organisateurs, sont autant d'objectifs de haut niveau pour l'avenir de la Belgique, qu'il s'agisse de nouvelles manières de penser la mobilité des personnes et des marchandises (World’s Mobility Brain), d'enseignement supérieur (Seat of Learning) ou d'emplois transformés et d'opportunités pour travailleurs indépendants (Meaningful Work for All). Les organisateurs ont-ils copié sur Paris et son Hacking de l'Hôtel de ville le 16 mars prochain, qui embarque quelque 1 000 start-ups et experts à élaborer « les partenariats de demain autour des grands événements sportifs internationaux »? Hack Belgium voit en tout cas aussi grand… et fait payer les participants en conséquence : 75€ pour les étudiants, 250€ pour les entreprises de moins de 50 salariés et jusqu'à 1 300€ pour celles de plus de 500 salariés.

Plus d'infos sur Hack Belgium

8 > 10 mai

Berlin

GIG à Re:publica

La 12ème édition du « festival de la société numérique » Re:publica à la Station Berlin est un peu le South by Southwest du nord de l'Europe, qui réunit les tenants de la culture digitale pour causer médias et numérique, politique et réseaux, innovations technologiques, musique, santé ou éducation. L'édition 2017, qui devrait dépasser les bons chiffres de l'an passé (8000 visiteurs pour plus de 700 conférences), comprendra aussi la 5ème édition du Global Innovation Gathering (GIG), qui réunit une large communauté de créateurs de centres d'innovation, de fabmanagers et de hackers du monde entier. Ils échangeront sur leurs idées, pratiques et projets autour du développement durable notamment. Comme l'an dernier, le GIG accueillera son makerspace, hébergé en collaboration avec Re:publica et Autodesk, où les participants et curieux pourront bricoler et souder. Attention, le prix d'entrée (99€ pour les étudiants, 199€ pour le public, 645€ pour les tickets business) n'est pas pour toutes les bourses...

Plus d'infos sur Re:publica, le GIG et la page Facebook de l'événement

11 > 14 mai

Toulouse

Fablab Festival 2017

Objectif Europe ! Les Toulousains d'Artilect, pilotes du Fablab Festival, lancent un appel aux fablabs français et européens pour co-construire la programmation de l'édition 2017. Les makers peuvent proposer leurs contributions via un formulaire en ligne (en français par ici, en anglais par là) jusqu'au 19 février. Cinq grandes thématiques sont retenues (fablabs et société, fablabs et environnement, fablabs, art & création, fablabs, innovation & tech et enfin fablabs, villes & territoires). Rien de figé cependant, le formulaire permet de proposer librement d'autres sujets. L'équipe organisatrice reviendra fin février vers les participants pour caler leurs interventions. Ce programme participatif est encore en construction, mais le concept de Fabcity sera sans nul doute au cœur des débats. Un sujet sur lequel Makery, partenaire du festival, apportera sa contribution.

Selon la formule éprouvée lors des précédentes éditions, le jeudi d'ouverture sera consacré aux rencontres entre fablabs et au réseau, tandis que les professionnels, industriels, étudiants et chercheurs pourront venir à la rencontre des makers le vendredi. Le week-end sera ouvert au grand public avec son lot de démonstrations et d'ateliers gratuits autour du DiY, des drones, des biotechnologies ou encore des robots.

Plus d'infos sur le site du Fablab Festival

25 > 27 mai

La Roche-sur-Yon (Vendée)

Coupe de France de robotique

Objectif Lune ! La 24ème édition de la coupe de France de robotique aura pour thème « Le village lunaire ». Un clin d’œil au projet Moon Village de l'Agence spatiale européenne, la première base habitée qui devrait voir le jour sur notre satellite d'ici une vingtaine d'années. Accueillie pour la deuxième fois consécutive à La Roche-sur-Yon, cette compétition de robotique amateure pilotée par l'association Planète Sciences met au défi près de 200 équipes de jeunes venant de clubs de robotique, de fablabs ou d'étudiants ingénieurs de moins de 30 ans. Ils devront imaginer des robots capables d'évoluer en milieu lunaire et de remplir des missions spécifiques : récolter du minerai, construire la base, rapatrier des modules depuis la Terre ou encore lancer des engins spatiaux vers Mars. Les matchs se dérouleront sur une aire de jeux reproduisant le relief de la Lune. A l'issue du tournoi, les finalistes seront qualifiés pour rencontrer leurs homologues internationaux lors de la finale d’Eurobot, le niveau européen de la compétition. Les projets peuvent être soumis jusqu'au 31 décembre. Comptez 150€ de frais de participation par équipe, hors adhésion à l'association (50€ par structure).

Plus d'infos sur le site de Planètes Sciences