Il a expérimenté le bio-hacking fécal

Le savant fou du DIY fécal. © DR

Josiah Zayner a la crête bicolore et le corps tatoué. Chercheur en biochimie passé par la Nasa, ce bio-hacker et businessman de kits scientifiques DiY semble tout droit sorti d’un roman de SF bio-punk. D’ailleurs, son dernier hack y ressemble ! Manger les selles de quelqu’un d’autre pour régler ses problèmes gastriques, le projet a un côté savant fou… En janvier et février 2016, raconte longuement The Verge, Josiah Zayner a expérimenté l’ingestion des microbiomes fécaux d’un donneur pour mettre fin à ses problèmes gastriques. (Bon appétit !)

L’idée ne sort pas de nulle part. « Depuis le début des années 2000, la recherche a mis en évidence le rôle majeur du microbiote intestinal dans la physiologie humaine et, lorsqu’il est altéré, dans de nombreuses pathologies digestives », indique le Groupe français de transplantation fécale (GFTF). La transplantation de microbiotes fécaux sains provenant de donneurs existe d’ores et déjà. L’opération consiste concrètement à prodiguer au malade des lavements et un traitement antiobiotique avant d’introduire dans son intestin l’échantillon de matière fécale.

Josiah Zayner a quant à lui élaboré un protocole autrement plus punk, consistant à suivre un régime alimentaire (thérapeutique) à base de matières fécales. Il a commencé par s’auto-prescrire un lot d’antibiotiques sur Internet, assez fort pour éliminer des millions de microbes et lui permettre de revenir à un état biologique vierge. Il a ensuite prélevé les fragments d’un étron, transmis par un donneur, pour verser des extraits liquides dans des gélules. Il s’est ensuite retiré dans une chambre d’hôtel à San Francisco pour avaler petit à petit, en trois jours, les huit pilules.

Au bout de quelques jours, il affirme en avoir ressenti les bienfaits, en l’occurrence un meilleur bien-être digestif et intestinal. De là à créer un engouement pour le biohacking fécal… 

Lire sur «The Verge» le long format sur l’expérience de Josiah Zayner et sur son site son journal de biohacker