8 janvier > 17 février

Doubs

Saison numérique #2

A nouvelle année, nouvelle Saison numérique pour le département du Doubs. Du 8 janvier au 17 février, concerts, performances, spectacles, installations interactives et ateliers marqueront la deuxième édition de ce festival de la culture et de la création numérique pour tous, dont Makery est partenaire. Distribuée sur l’ensemble du territoire (24 événements dans 16 villes et communes), la programmation évoluera autour de la rencontre entre l’œuvre et le public, avec pour invité d'honneur Gérard Berry, à la tête de la chaire Informatique et sciences numériques du Collège de France. Signe de cette interaction, dix expériences numériques sont proposées au spectateur-participant. Comme l’installation 3615.Tape développée par l’équipe du hackerspace de Besançon 3615 Senõr qui mêle machine à dessiner, réalité augmentée et création sonore participative, Emprise, du collectif l'Echo de Salma, un dispositif immersif qui propose de manipuler le concept d’influence, ou Sound - (he)ART, une installation de Samuel Coulon et Renaud Ruhlmann qui associe des portraits de musiciens à leurs battements de cœur. On aime aussi les ateliers Scan ta Face du collectif AV-LAB et Brutbox de BrutPop (dont on vous parlait ici). Côté scène, il faudra compter sur le collectif belge System Failure et ses expérimentations rétrofuturistes : System Failure (le 9/01, à Montbéliard) est un « prototype de générateur de spectacles » tandis que Human Decision (le 12/01, à Montbéliard) est un « programme de simulation du futur où la défaillance humaine n’aurait plus sa place ». De quoi faire écho à la conférence « L’art numérique et le corps humain » du compositeur Jacopo Baboni Schilingi (le 10/01 à Montbéliard et le 4/02 à Besançon).

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7 décembre 2017 > 16 février 2018

Paris

Exposition Paléo-Stockage

Rechargez vos batteries à partir du 7 décembre à Villette Makerz, le fablab du parc de la Villette à Paris 19ème. L’exposition Paléo-Stockage, à voir jusqu’au 16/02, ouvre ses portes pour une « rétro-exploration de l’histoire du stockage énergétique ». A la manœuvre, le collectif Paléo-énergétique qui réunit une communauté de plus de 90 chercheurs : scientifiques, historiens, ingénieurs, designers, hackers ou encore sociologues. L’équipe travaille depuis deux ans sur une contre-histoire de l’énergie en dénichant les brevets tombés dans le domaine public. Plus de 70 inventions ont ainsi été exhumées et seront présentées sous forme de documents d’archive et de frise chronologique. Pour l’inauguration le 7 décembre à 19h, Viktorija Makarovaite, chercheuse à l’université du Kent et membre du Kent Fungal Group, présentera des batteries à base de… champignons. La chercheuse et son équipe ont démontré que les champignons Portobello peuvent remplacer le graphite des batteries lithium-ion et permettent d’en augmenter la capacité, faisant de ces piles champignons une alternative écolo-économique aux batteries Li-ion. Le collectif Paléo-énergétique présentera ensuite les avancées du regénérateur de piles alcalines Regenbox, lauréat 2016 du makeathon Make it Happen (on vous en parlait ici). Né dans les locaux du biohacklab la Paillasse à partir d’un brevet tombé dans le domaine public, le prototype open source peut recharger entre cinq et dix fois tout type de pile. Ou comment incarner concrètement la transition énergétique. Pour découvrir le tout, il faudra dégainer… deux piles alcalines usagées.

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22 > 27 janvier

Paris

Festival Open Source Body

Pour son premier grand événement public, Makery met l’Open Science Hardware à l’honneur. Du 22 au 27 janvier, le festival Open Source Body se penche sur les enjeux du matériel ouvert pour la santé. Ateliers, rencontres et performances rythmeront la semaine dédiée à la science ouverte, au biohack et au bioDiY. Cinq workshops (gratuits sur inscription, il reste quelques places...) autour de la microscopie à fluorescence ou encore de l’écho-stéthoscope open source d’Echopen se tiendront au biohacklab la Paillasse du 22 au 26 janvier. Après avoir mis les mains dans le cambouis, les participants sont invités à différents meet-ups, chez Echopen à l'Hôtel-Dieu le 24 janvier, au Centre de recherches interdisciplinaires pour le meet-up Open Hardware for Health le 25 janvier, à la Gaîté lyrique pour un bilan des ateliers le 26 janvier. Place ensuite à une journée publique à la Gaîté lyrique, le 27 janvier de 14h à 22h. Le lab santé et handicap My Human Kit, GaudiLabs, le réseau bioDiY Hackteria et Prometheus Science seront entre autres présents pour des démos de matériel. Des conversations publiques entre scientifiques, médecins, designers, artistes et acteurs du mouvement permettront de débattre tout au long de l’après-midi autour de l’ultraportabilité des technologies de la santé et de l'accès aux soins. Et pour finir en beauté ce premier festival de l'Open Science Hardware en France, des artistes et hackers vous réservent des surprises avec une soirée de performances cyberféministes et gynepunk destinées aux adultes (6€ sur réservation). Au programme : Unborn0x9 de l’artiste hacktiviste Shu Lea Cheang et Labomedia ainsi que [[Performative lab]o[dy Ritual]] de Pechblenda et Hackteria.

Plus d’infos sur Open Source Body

22 janvier

Paris

Meet-up Fab City Summit

Fab City Summit, ça se précise ! Après Amsterdam et Copenhague, c’est Paris qui accueillera le prochain rassemblement Fab City à la Villette au mois de juillet. Dans le cadre du rassemblement annuel des fablabs FAB14 et en vue du premier Fab City Summit parisien, l’association Fab City Grand Paris organise un meet-up à La Paillasse​ le 22 janvier à partir de 18 h (gratuit sur inscription). L'idée ? Appeler la communauté à participer et à s'investir dans la grande réunion de l’été 2018. On y parlera du déroulé du sommet, qui prévoit le Fab City lab (le 11/07), la Fab City conférence (les 12 et 13/07) et le Fab City campus (à partir du 13/07 et jusqu’à la fin du mois). Le campus, sera conçu comme un temps pour valoriser des expérimentations et prototypes de fab cities à l’échelle mondiale via des expos, des ateliers et des visites de labs parisiens. Le meet-up est l’occasion de présenter quelques projets, de mettre en place les tables rondes qui auront lieu pendant le campus et de discuter du sommet international autour d’un verre.

Plus d'infos et inscription au meet-up Fab City Summit

25 janvier

Paris

European Lab Winter Forum

Cinquante ans après Mai 68, que reste-il des utopies ? La troisième édition de l’European Lab Winter Forum, le 25 janvier au grand marché Stalingrad-La Rotonde à Paris 19ème, cherchera à « imaginer ensemble un monde qui nous redonne envie ». Dans le cadre de la Nuit des idées dont le thème 2018 est « l’imagination au pouvoir » et qui réunit des intervenants de tous horizons à travers le monde, l’European Lab Winter Forum invite le philosophe Michaël Fœssel à ouvrir la soirée (à partir de 18h30). Parmi les autres intervenants seront notamment présentes trois activistes de la première heure de Wikileaks : la journaliste indépendante Sarah Harrison, l’auteure Angela Richter et l’avocate spécialiste des droits humains et du droit numérique Renata Avila. Elles présenteront leur livre Women, Whistleblowing, Wikileaks, une conversation sur le rôle des femmes dans l’organisation et plus globalement dans la lutte pour la liberté de l’information. Un format « tête-à-tête » a aussi été pensé pour permettre des discussions avec des journalistes des rédactions des revues XXI, 6 mois et du futur ebdo, par tranches de 15mn en mode speed dating. Le groupe Catastrophe, composé d’une quinzaine d’individus de moins de 30 ans et qui a récemment sorti un disque accompagné d'un essai La nuit est encore jeune (chez Pauvert), sera présent pour une intervention intitulée « Imaginer maintenant », entre performance, cours de philo et poésie. L’événement est gratuit.

Plus d'infos sur l'European Lab Winter Forum

31 janvier > 4 février

Berlin

Transmediale

« Face value » (la valeur nominale), c’est la thématique a priori pas très culturelle de la 31ème édition de la Transmediale de Berlin. Mais qui permettra au grand rendez-vous des théoriciens et médiactivistes d’aborder « la crise de la politique, des valeurs et du sens dans le monde économisé d'aujourd'hui » en s'intéressant notamment aux « liens entre le capitalisme et le racisme, le néolibéralisme et le fascisme », en compagnie (entre autres) de Chelsea Manning, lanceuse d'alerte américaine libérée après avoir changé de genre, ou encore la féministe Françoise Vergès, auteure du Ventre des femmes : capitalisme, racialisation, féminisme. Du 31 janvier au 4 février, artistes et chercheurs investiront la Haus der Kulturen der Welt (HKW) pour le programme chargé de conférences, expositions, projections, performances et ateliers qui compose l'essence de la Transmediale. Côté expositions, A Becoming Resemblance, signée de l'artiste Heather Dewey-Hagborg et de Chelsea Manning, interroge les technologies participant à la construction de l’identité génomique avec une série de trente portraits 3D de Chelsea réalisés à partir de son ADN, tandis que Territories of Complicity (une coproduction européenne avec Abandon Normal Devices, le CCCB, The Influencers et STRP) explorera les systèmes cachés, infrastructures technologiques et zones d'exception qui façonnent nos réalités économiques et socio-politiques. Côté débats, on se penchera sur la manière dont les préjugés et discriminations sont renforcés dans la culture algorithmique via les médias et les technologies de l’information. Côté performances, on recommande Artists Re:thinking the Blockchain (1/02), signée des artistes réunis par Furtherfield pour repenser la technologie de la blockchain (à l'œuvre derrière le bitcoin notamment) ou Plague, où le musicien James Ferraro interagira avec une IA dérangée (2 et 3/02).

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2 > 3 février

Paris

Nous ne sommes pas le nombre que nous croyons être

Veiller pendant 36 heures. C’est ce que s’apprêtent à faire artistes, scientifiques et chercheurs du 2 au 3 février. Nous ne sommes pas le nombre que nous croyons être invite le grand public à « réfléchir sur le présent et esquisser ensemble les voies de l’avenir » à la Cité internationale des arts à Paris. Exposition, performances, ateliers et conférences autour du thème des « Futurologies convergentes » rythmeront ces deux jours et une nuit « pour imaginer demain » et faire dialoguer art, sciences et société. Ouvert à tous (c'est gratuit), l’événement organisé par la Fondation Carasso en partenariat avec la chaire Arts & Sciences (dont on vous parlait ici) accueillera 300 participants internationaux. Parmi eux, l’artiste et enseignant chercheur Samuel Bianchini (de l'Ensadlab et à la tête de la chaire Arts & Sciences), le collectif éco-féministe de recherche Ensayos, la physicienne Camille Duprat, la philosophe Emilie Hache spécialisée en écologie politique, le chorégraphe Yaïr Barelli ou encore Ewen Chardronnet (chargé de développement du medialab de Makery). L'artiste Pierre-Damien Huyghe et l'anthropologue Bruno Latour seront aussi de la partie. C’est l’univers de The Compass Rose, de l’auteure de science-fiction Ursula Le Guin, qui servira de fil rouge à l’expérience. La fête n'est pas oubliée avec une Discontrol Party qui privilégie l'ambiance militantisme sur le dancefloor, le 2 février de 22h à 5h30 (10€ sur réservation) à Micadanses. Avec des sets des électro-punk-breakcore Candie Hank, Rebeka Warrior ou encore Front de Cadeaux, un duo partisan de la dance sensuelle et de la fête au ralenti. Le tout au cœur d'un dispositif interactif qui fait se rencontrer deux mondes, celui des technologies de surveillance et celui de la fête.

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