8 > 9 mars

Paris

Les lutheries électroniques

Les nouvelles lutheries électroniques intéressent les institutions culturelles. Les 8 et 9 mars, la Philharmonie de Paris organise un colloque international, Les lutheries électroniques, en partenariat avec le Collegium Musicae de Sorbonne Universités. L’idée ? Interroger les dernières évolutions des lutheries électroniques et numériques tout en questionnant les liens entre fabrication d’instruments innovants et traditionnels. Conférences et concerts sont au programme de ces deux jours érudits sous le signe de « l’organologie, de l’archéologie des techniques, de l’histoire des idées et de l’esthétique ». En guise d’ouverture, on se penchera sur les instruments à l’origine des lutheries électroniques, comme les ondes Martenot. On y reviendra le 9 mars avec l'un de ses héritiers, le continuum, apparu dans les années 1990-2000. Il sera question de nouvelles technologies musicales et de leur influence sur les processus de création artistique avec le chercheur Romain Bricout. Ryan Diduck, spécialiste de la musique à l'ère MIDI (Musical Instrument Digital Interface) dissertera sur « Moogs, puces électroniques et LSD ». Le 9 mars, on se focalisera sur la performance et la matérialité de l’instrument électronique. La distinction et le passage de l’électronique au numérique feront aussi l’objet d’une discussion. A noter l'intervention du chercheur au Sonic Arts Research Center (SARC) à Belfast, Kurt Werner, spécialiste du circuit bending et des filtres analogiques-numériques. Le colloque s’achèvera par un concert de Nathalie Forget, premier prix d’ondes Martenot, accompagnée de l’ondiste Nadia Ratsimandresy. Entrée libre sur réservation.

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9 > 18 mars

Austin (Texas)

South by Southwest

Quoi de neuf à la 32ème édition du festival SXSW du 9 au 18 mars ? South by Southwest, le grand rendez-vous annuel à Austin, Texas, est réputé pour repérer des talents côté médias interactifs (SXSW Interactive), cinéma (SXSW Film), musique (SXSW Music) et même stand-up (SXSW Comedy). Du 9 au 13 mars, le South by Southwest Interactive ouvrira le bal pour causer santé, design, futur intelligent, VR/AR, alimentation… En 2007, le réseau social Twitter y avait été découvert. La présidente de Techfugees, Joséphine Goube, inaugurera le cycle de conférences (le 9/03) avec son intervention sur les technologies numériques au service des migrants et des réfugiés. La blockchain et les cryptomonnaies seront au cœur de la discussion entre Amber Baldet d’Ethereum Alliance et Brian Behlendorf de la société Hyperledger (le 11/03). Parmi les guest stars, on note la présence de l’athlète et mannequin Aimee Mullins et ses prothèses de sprint. Il sera question d'âge bionique et de biomécatronique lors de la conférence « Extreme bionics: the future of human ability ». Les prix d'Innovation interactive, qui récompensent les meilleures initiatives en matière de biotech, VR, AR, AI et machine learning, sécurité et vie privée, ville intelligente ou responsive design, seront décernés le 13 mars. Parmi les lauréats, on vous avait parlé du bot psy Woebot et de la mission ScanPyramids. Côté jeu vidéo, le SXSW Gaming démarrera le 15 mars avec des débats et tournois d’e-sport.

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12 > 18 mars

Marseille

Trans//Border

Du 12 au 18 mars, le Mucem à Marseille rend hommage à la théoricienne activiste des médias, cyberféministe, réalisatrice et navigatrice Nathalie Magnan. Trans//Border, Les enseignements de Nathalie Magnan invite artistes, chercheurs, hacktivistes et étudiants à revisiter les différents champs qu'elle a abordés. En ouverture, deux ateliers (gratuits sur inscription) : « Introduction à la pensée de Donna Haraway » (dont elle avait traduit en français le Manifeste cyborg) et « Frontières et technologies / Zelig ». Le 16, après une discussion sur le rôle majeur joué par Nathalie Magnan pour la diffusion en France des pensées féministes et queer nord-américaines, Ewen Chardronnet du medialab Makery présentera un traitement des archives de Nathalie Magnan à travers Libviz, un outil de datavisualisation des favoris. L’après-midi sera dédié aux frontières et technologies en mer Méditerranée, du contrôle du trafic maritime aux dispositifs alternatifs (Time's Up ou Seed Journey). Le soir, on parlera écosexualité avec Paul Preciado, Erik Noulette et Isabelle Carlier et (re)verra le film Goodbye Gauley Mountain d'Annie Sprinkle et Beth Stephens. Le 17 sont prévus la performance Chelsea d'Anne Laforet, à propos de Chelsea Manning, un débat sur l'Internet critique avec les Yes Men et Spider Alex et une VJing Party. Le 18, Chloé Desmoineaux invitera à penser la sortie de l’anthropocène avec le biologiste marin Xavier Bailly et les philosophes Emilie Hache et Vinciane Despret. Seront projetés Donna Haraway: Story Telling for Earthly Survival et Baise-moi. L’événement est gratuit.

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24 > 25 mars

Lyon

Journées du logiciel libre Lyon

« Ouvert à tous et toutes, contrôlé par personne. » C’est la thématique qui célèbrera les 20 ans des Journées du logiciel libre (JDLL), les 24 et 25 mars à Lyon. Conférences, ateliers et démos rythmeront ce week-end, qui avait rassemblé l’an passé plus de 3.000 visiteurs. Le défenseur du logiciel libre Framasoft, le moteur de recherche Qwant ou encore l’association de protection des droits des citoyens sur Internet la Quadrature du Net feront partie du village associatif pour promouvoir la culture du libre et prêcher l’émancipation des Gafam (Google Apple Facebook Amazon Microsoft). Des ateliers techniques mais aussi de sensibilisation et de vulgarisation pour les moins initiés sont au menu. Des fablabs et hackerspaces seront de la partie pour proposer des temps de bricolage et bidouillage au sein de l’espace DiY. Dès 7 ans, les petits Lyonnais, les « gones » en version locale, auront accès à un pôle dédié pour mettre la main à la pâte (ateliers créatifs, jeux vidéo). Et pour les plus convertis, l’espace Install Party permettra d’installer un système d'exploitation (OS) libre sur leur ordinateur. Côté buvette (en circuit court bien sûr), le paiement en gonette, monnaie locale et citoyenne lyonnaise, est accepté. Pour cette 20ème édition, les JDLL mettent leur communauté à contribution via une campagne de financement participatif pour aider à la logistique, la communication et au déplacement des intervenants. On peut encore leur donner un coup de pouce jusqu’à début mars. L’événement est gratuit et ouvert à tous.

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