Le RFFLabs dresse un panorama des fablabs en France

Coconstruction de la carte des adhérents au RFFlabs pendant OctoberMake 2017. © Romain Angiolini

Entre 2017 et 2018, le Conseil Scientifique du Réseau Français des Fablabs a mené une enquête visant à produire un panorama des fablabs en France, cela dans le contexte d’une année particulière pour l’écosystème local, dans la mesure où la France accueillait la conférence mondiale des fablabs FAB14 en juillet 2018, sous une dimension « distribuée » aux quatre coins du pays et co-organisée par le RFFLabs.

Les premiers fablabs sont apparus environ il y a vingt ans, à l’initiative du MIT Medialab aux Etats-Unis, et les premiers fablabs français ont vu le jour il y a environ dix ans en France avec Artilect à Toulouse, puis Ping à Nantes. Au moment de l’enquête, on dénombre plus de 1300 lieux dans le monde, dont 150 en France, à se revendiquer fablab, et cela sans même parler des autres appellations comme hackerspace, makerspace, living lab, tiers-lieu, etc.

Dans ce livre blanc, le RFFLabs souhaite présenter les résultats d’une enquête, constitués de données chiffrées analysées à l’aune d’un certain nombre de perspectives historiques, sociologiques, économiques. « Comment peut-on rendre compte de l’apparition aussi soudaine, de l’apparente cohérence du mouvement, et de la difficulté d’établir une typologie ? » pose d’abord comme question les rapporteurs du livret. « De quel phénomène parle-t-on ? Y a-t-il des points communs entre tous ces lieux émergents qui nous permettraient de les considérer comme partie d’un même mouvement ? Et quelles sont les spécificités qui rendent possible leur distinction et leur classification ? »

L’étude aborde ensuite différents enjeux liés à l’organisation des espaces de fabrication numérique : que ce soit dans leurs dimensions internes (gestion, animation, ressources, équipement, contraintes et formes d’adaptation), ou contextuelles (relations avec l’environnement institutionnel, social et économique, mais aussi avec le réseau international des Fablabs). Elle décrit aussi des perspectives de développement pour ces espaces et leurs réseaux locaux, nationaux et européens.

L’enquête, disponible en pdf sur le site du Réseau Français des Fablabs, a été menée pour le Conseil Scientifique du RFFLabs par Camille Bosqué, enseignante-chercheuse à l’Université Paris 1, Constance Garnier, doctorante à Télécom ParisTech, Institut Polytechnique de Paris, et Matei Gheorghiu, enseignant-chercheur de l’Université de Caen et consultant chez Orythie.

Retrouvez le livret blanc du RFFLabs.

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