L’humusation, l’idéal écolo à la vie à la mort

«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.» © DR

A l’approche de la Toussaint, des chrysanthèmes et d’une affluence record dans les cimetières, focus sur une alternative 100% écolo au traditionnel choix entre inhumation et crémation (les deux modes funéraires autorisés en France). Une communauté belge regroupée autour de la fondation Métamorphose cherche à promouvoir une troisième voie inspirée de la permaculture : l’humusation, qui a déjà recueilli 9.342 signataires sur sa pétition en ligne.

Le principe ? Placer le corps du défunt entre deux couches de broyat de bois et de feuilles pour un retour naturel à la terre, permettant en un an de générer 1,50m3 de super compost. De quoi fertiliser suffisamment d’espace pour planter une centaine d’arbres.

L’humusation présentée par la fondation Métamorphose:

L’humusation permet la regénération des sols par l’action des micro-organismes et la réduction de son empreinte écologique. Côté technique, la dépouille est déposée sur un lit de broyat de bois et de lignite (environ 20cm d’épaisseur), puis recouverte de 2,30m de ce même mélange. Douze mois plus tard, le corps du défunt sera transformé en humus, sans émission de cadavérine et de putrescine, les molécules responsables de l’odeur de putréfaction d’un cadavre.

Avec près de 600.000 décès en 2016 en France, cette méthode a le mérite de questionner le poids de notre empreinte écologique, y compris post-mortem. D’autres alternatives pour une mort ecofriendly existent, depuis les cercueils DiY en carton jusqu’aux linceuls de champignons. A Niort (Deux-Sèvres), depuis 2014, le cimetière naturel de Souché propose de « réduire au maximum son empreinte écologique » : le corps est déposé en terre dans un cercueil ou une urne en matériaux biodégradables.

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