Innorobo, la robolution qui vient


On se surprend à reconnaître des robots industriels, ici Baxter, star de Youtube. © Nicolas Barrial

Pour sa sixième édition, Innorobo, salon dédié à la robotique, est sorti de son berceau lyonnais pour se tenir aux Docks de Paris à Gennevilliers, du 24 au 26 mai. Avec près de 10 000 visiteurs, la plupart professionnels, Innorobo s’affirme comme la manifestation la plus importante d’Europe dans ce domaine. Cette année, près de 200 exposants ont dessiné les dernières tendances. Si le salon fait la part belle aux robots du taylorisme, on constate qu’ils se rapprochent un peu plus du grand public. Jusqu’à endosser des soins médicaux et des tâches du quotidien, les grands thèmes d’Innorobo 2016. Le secteur du robot as a service était représenté en force par Pepper, le robot humanoïde du français Aldebaran (passé sous pavillon japonais de Softbanks Robotics), entouré des nombreux développeurs qui l’ont choisi pour proposer des applications.

Pepper mime les gestes d’un des développeurs de l’application Avatarion. © Nicolas Barrial

Les 20 000€ de Pepper le destinent plutôt à équiper des boutiques de marque. D’autres robots plus modestes, simplement posés sur une table, peuvent rappeler à une personne âgée de prendre ses médicaments. S’ils souffrent d’un manque de mobilité, notamment à cause des coûts qui les rendraient inabordables, les robots jouent sur l’empathie en arborant des visages expressifs sous forme d’animatronique ou d’écrans.


Gagnant de la bouille sympa, Reeti, en service chez les Nantais d’Haapie Robotics. © Nicolas Barrial

Les Russes d’Any Walker étaient fiers de présenter une rare solution de bipédie. © Nicolas Barrial

Côté makers, le salon n’est pas sans intérêt (Maker Faire est d’ailleurs partenaire de l’évènement). Les robots embarquent en effet microcontrôleurs et capteurs que l’on retrouve dans le prototypage. On a aussi croisé la petite robotique DiY des labs et des concours prisés dans les écoles d’ingénieurs. L’impression 3D était également au rendez-vous avec Inside 3D printing qui tenait salon commun pour la première fois en France.

Les Français de Terabee proposent un capteur de proximité de 8g avec une portée de 14m. © Nicolas Barrial

Les Italiens de Nova développent une suite de briques électroniques pour la robotique. © Nicolas Barrial

Les robots d’apprentissage de Cogibot n’ont pas la victoire modeste. © Nicolas Barrial

Enfin, preuve que la robotique et les makers font cause commune, Openbionics et ses prothèses DiY à bas coût pour enfants faisait partie des finalistes du concours de start-ups. L’édition 2017 d’Innorobo se tiendra également à Paris.

Le site du salon Innorobo