La première pile rechargeable au sodium est française

C’est un prototype de batterie d’un nouveau genre, utilisant le sodium (Na) à la place de l’habituel lithium, fort coûteux pour l’environnement, que vient de présenter le RS2E, réseau du CNRS pour la recherche sur le stockage électrochimique de l’énergie. Principal avantage de cette première pile Na-ion : réduire l’utilisation du lithium. L’exploitation de cet or blanc, qui s’intensifie avec le succès des appareils électroniques nomades et des voitures électriques, pose déjà de nombreux problèmes écologiques, notamment en Amérique du Sud. Alors que les réserves de sel sont mieux réparties sur la planète et 1 000 fois plus abondantes, ce qui impacte également le coût de revient.

Le format industriel « 18650 », un cylindre de 1,8 cm de diamètre sur 6,5 cm de hauteur. © CEA

Côté performance, la pile rechargeable made in France peut stocker 90 Wh/kg, un chiffre comparable à la première génération des batteries lithium-ion. Sa durée de vie dépasse les 2 000 cycles de charge et de décharge, sans perte de performance. 

La pile française du RS2E, réseau de partenaires industriels et d’établissements publics comme le CEA, a déjà fait l’objet de dépôts de brevets de la part du CNRS et du CEA.

Vidéo de présentation de la technologie mise en œuvre par le CNRS :

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