WYHIWYS, le mash-up de Damien Bourniquel pour Makery, spécial robots (capture écran). © DR

WYHIWYS 6: We are the Robots

 

Damien Bourniquel est un artiste hacker, glitcheur, adepte de la bidouille créative et membre de la Blackboxe (hackerspace, Montreuil). Pour Makery, il invente WYHIWYS (What You Hear Is What You See), clin d’œil au fameux WYSIWYG (What You See Is What You Get, littéralement «tel quel» en parlant d’une interface utilisateur), où le son devient visuel et l’image se fait sonore.

We are the Robots, chantait Kraftwerk en 1977, lançant la musique électronique en même temps que montait la fascination pour la robotique, les animatroniques et tout ce qui potentiellement rapprocherait la machine de l’humain. Du point de vue des youtubeurs, la révolution robotique prend toutes les formes. Côté fascination, on adore (et pas seulement au Japon), que les robots imitent les humains : ils jouent au foot (le match est beaucoup plus mou qu’avec Zlatan Ibrahimović), ils font danseurs, ils jouent de la trompette ou forment un orchestre

Les makers ne manquent pas d’imagination qui proposent des robots façon serpent, des robots malhabiles distributeurs de sauce tomate ou des robots d’épiques batailles. Les chercheurs, eux, conçoivent des robots aide-soignants (clones de bébés phoques), quand les artistes jouent de l’ambiguïté des sentiments pour ces bots à la limite de l’humanité (Female Figure, 2014, de Jordan Wolfson). Evidemment, la recherche militaire n’est pas en reste.

On rit à moitié jaune en voyant le motard cyborg présenté à Poutine en janvier, tandis que les hordes de mules robotiques LS3 (d’abord appelées Alphadog et BidDog par Boston Dynamics) font plutôt frémir.

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